Moose Project > Radars HF côtiers

L’Institut méditerranéen d’océanographie (M.I.O.) exploite dans le cadre du réseau MOOSE des radars à haute fréquence (HFSWR) sur la côte nord-ouest de la Méditerranée. La circulation de surface dans cette région est caractérisée par un écoulement à grande échelle (courant nord) et par une large gamme d’autres échelles de variabilité induites par le forçage météorologique et par les marées. La capacité du HFSWR est de fournir une observation synoptique sous forme de carte du courant de surface de la mer toutes les heures et sur de longues distances. Un site est pleinement opérationnel à proximité de Toulon depuis 2011 et un second est en déploiement autour de Nice.

 
Un système HFSWR comprend au moins deux sites radar, chacun mesurant la vitesse radiale dans sa direction de regard toutes les heures. Cette composante du courant de surface est proportionnelle au décalage Doppler des échos résonants de Bragg du premier ordre. Deux cartes des vitesses radiales de chaque site radar sont combinées en temps quasi réel pour calculer le vecteur actuel. Cliquez sur http://hfradar.univ-tln.fr pour plus d’informations et pour consulter les données en temps quasi réel.
 
La première zone cible au large de Toulon (ANTARES) est une zone clé qui conditionne le comportement du courant nord (NC) en aval du golfe du Lion et des échanges sur les bords du plateau. Cette zone est surveillée par deux systèmes de radar Wellen (WERA) fabriqués chez Helzel Messtechnik GmbH. La mise en œuvre de deux systèmes Seasonde de CODAR Ocean Sensors, dans la zone ligure (DYFAMED) permet d’étendre l’observation radar à la totalité de la zone côtière entre Toulon et Nice.

Suivi de la variabilité multi-échelle du Courant Nord méditerranéen par radar HF

La cartographie du courant de surface par radar HF est un élément original du réseau MOOSE qui cible les modes de variabilité moyenne échelle à inter-annuelle du Courant Nord méditerranéen, en tant que composante principale de la circulation cyclonique générale des eaux de l’Atlantique (AW) dans le bassin Nord-occidental. Cette activité de télédétection est réalisée conjointement avec la modélisation à haute résolution, les mesures en mer et la collecte d’autres données de télédétection (SST, altimétrie). Ces données ont servi de support à plusieurs articles depuis 2013 regardant la variabilité haute fréquence de la circulation côtière (Sentchev et al. [2017] ou du courant Nord (Guihou et al. [2013]), la physique de la mesure radar (Forget et al. [2015], lAssimilation de données (Marmain et al. [2014] et s’est enrichie récemment via des approches conjointes avec l’altimétrie (Morrow et al. [2017], Carret et al., [2019]). La mise a disponibilité des données se fait via le portail Seanoe-ODATIS (Zakardjian and Quentin [2018]).

Séries temporelles de la composante zonale des courants de surface sur un transect méridien à 6° 10E au sud de l’île de Porquerolles mesurée par les radars HF MOOSE-ANTARES (haut), simulée par la configuration régionale haute résolution (1/64°) GLAZUR64 (milieu) et la configuration opérationnelle PSY2V4R4 (bas)de Maercator-Océan. Les lignes bleu clair sur tous les panneaux correspond à l’isoline de -0,2 m / s qui délimite le noyau du courant nord-méditerrannée.