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IMPLEMENTATION


La stratégie repose sur des observations continues multisites et multiplateformes de la côte au large. Ce réseau combine d’une part des sites instrumentés à terre pour le suivi des apports à la mer de matières atmosphériques et fluviales et d’autre part, des suivis en mer de type eulérien (mouillages, radars, stations hydrologiques) et des plateformes mobiles autonomes (planeurs, flotteurs/profileurs) pour collecter les variables essentielles des zones côtières et hauturières. MOOSE fournit également un important flux de données en temps réel pour faciliter la validation des modèles océanographiques opérationnels.

Le plan d’implémentation de ce réseau d’observation s’appuie sur un système de stations fixes (lignes instrumentées, bouées de surface, radars, sémaphores), de plateformes mobiles (gliders, flotteurs profileurs) et de mesures par bateaux de façade.

Ce réseau multi-sites couvre en Méditerranée Nord-Occidentale les zones côtières et hauturières, les échanges côte-large ainsi que les interfaces continent-océan et océan-atmosphère.

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Pour traiter les questions retenues par MOOSE, deux zones clés du bassin nord occidental du nord ont été identifiées :

La partie centrale et ouest de la mer Ligure

qui constitue un système homogène isolé des entrées côtières directes par les fleuves et où les entrées atmosphériques sont prédominantes (sites DYFAMED et ANTARES). C’est également un des passages d’entrée de l’Eau Levantine Intermédiaire (LIW) dans le bassin Nord-Ouest de la Méditerranée.

• La zone centrale du Golfe du Lion

où le refroidissement hivernal conduit à un mélange vertical sur 2000 m et parfois jusqu’au fond. Le site LION (42°N 5°E) est idéal pour étudier la variabilité de la convection hivernale afin de mieux comprendre les processus de mélange et la formation d’eau profonde. Il permet également de caractériser la variabilité du flux profond de particules.

Les principaux processus traités sont :

  • Les apports continentaux par les fleuves et l’atmosphère
  • La circulation méso-échelle dans le golfe du Lion et la mer Ligure)
  • Les grands cycles biogéochimiques et l’acidification
  • La biodiversité et les ressources biologiques

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Les objectifs scientifiques de chaque suivi (hydrologie et hydrodynamique, cycle de la matière et des contaminants, biodiversité pélagique) sous‐tendent la nature et la fréquence des observations et les plateformes utilisées pour les réaliser. Le réseau s’est surtout attaché à assurer l’acquisition de manière pérenne de bons descripteurs, c’est-à-dire des paramètres environnementaux dits de base, caractéristiques des milieux étudiés. Le programme s’est donc appuyé sur des techniques et procédures éprouvées en s’attachant

  1. à ce qu’elles soient appliquées de manière homogène sur l’ensemble des sites observés et par l’ensemble des partenaires,
  2.  en favorisant la mutualisation des équipements et des transferts de compétences
  3.  en préparant des protocoles communs de collecte et d’analyses.

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