Moose Project > Dépôts atmosphériques

L’atmosphère est un agent essentiel du couplage entre les continents et la mer. L’évolution actuelle et à venir du climat pourrait perturber les régimes éoliens de la planète et par conséquent modifier l’intensité et les voies d’apport à la mer. L’impact et l’importance relative des apports atmosphériques sont d’autant plus importants dans le cas d’une mer cernée par des masses continentales, telle que la mer Méditerranée.

A ce titre, la Méditerranée, bassin semi‐fermé au régime hydrologique particulier, soumis à une forte variabilité saisonnière de son niveau trophique, avec un temps de résidence des eaux très faibles par rapport aux océans, est un site d’étude privilégié. L’industrialisation et l’urbanisation intensives sur l’ensemble de son pourtour, avec un gradient nord‐sud marqué, font de la Méditerranée un site particulièrement sensible aux changements induits par l’activité humaine. Les apports terrigènes par voie atmosphériques ont un impact marqué sur la production biologique méditerranéenne, compte tenu des conditions particulièrement oligotrophe de cette (Pasqueron de Fommervault et al., 2015).

Les apports atmosphériques sont désormais bien identifiés comme une des sources majeures de matériel naturel (ex: particules minérales désertiques) ou anthropique transféré du continent vers les zones côtières et plus au large. Ce matériel transporté concerne aussi bien des composés essentiels à la production primaire en milieu marin (azote, phosphore, fer) que des substances à caractère nocif pour la biodiversité marine (ex: métaux). Pour observer l’influence anthropique en domaine littoral et côtier et son influence vers le large, il est nécessaire d’avoir des mesures sur des sites directement soumis à l’influence anthropique et couvrant l’ensemble de la façade (extension ouest-est). En savoir plus

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Les apports atmosphériques sont désormais bien identifiés comme une des sources majeures de matériel naturel (ex: particules minérales désertiques) ou anthropique transféré du continent vers les zones côtières et plus au large. Ce matériel transporté concerne aussi bien des composés essentiels à la production primaire en milieu marin (azote, phosphore, fer) que des substances à caractère nocif pour la biodiversité marine (ex: métaux). Pour observer l’influence anthropique en domaine littoral et côtier et son influence vers le large, il est nécessaire d’avoir des mesures sur des sites directement soumis à l’influence anthropique et couvrant l’ensemble de la façade (extension ouest-est).

Objectifs :

L’enjeu pour MOOSE est de maintenir un réseau permettant de déconvoluer:

– les apports marqués par l’activité anthropique de l’Europe.

– les apports naturels terrigènes en provenance d’Afrique du nord (apports sahariens).

Le choix des sites de suivi et de collecte sur le pourtour méditerranéen français est basé sur plusieurs critères :

  1. La couverture spatiale d’est en ouest,
  2. Des séries de données déjà en cours sur des sites « avancés » en mer
  3. La représentativité de la diversité des sources d’apports (naturel vs anthropique) en ces différents sites.

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La stratégie actuelle s’appuie sur 3 sites de collecte continentaux disposés selon le gradient ouest-est.   Ces 3 sites sont opérés par les laboratoires de proximité :

Cap Béar (CEFREM de Perpignan)

Frioul (MIO de Marseille)

Cap Ferrat (LOV de Villefranche /mer)